L'abécédaire du Mondial
De Ayoba à Zuma, un abécédaire de la Coupe du monde, qui s'est achevée dimanche sur le succès de l'Espagne face aux Pays-Bas (1-0, a.p.), pour revivre un mois de compétition. Un Mondial marqué par les déceptions de quelques grandes nations, le déshonneur des Bleus, les performances de Forlan, meilleur joueur du tournoi, ou encore le Shosholoza des Bafana Bafana.
Les vuvuzelas ont fait un véritable carton en Afrique du Sud. (Reuters)
A comme AYOBA
Ayoba est l'un des symboles de cette Coupe du monde, un mot que l'on pouvait voir affiché dans les rues, dans les publicités à la télévision... Si certains ont tenté d'y trouver une signification, le mot en lui même ne veut rien dire, il s'agit simplement d'un mot pour célébrer sa joie.
B comme BUTEURS
Ils sont quatre à avoir frappé à 5 reprises durant cette Coupe du monde : Thomas Müller, David Villa, Diego Forlan et Wesley Sneijder. Le jeune Allemand, par ailleurs élu meilleur jeune, termine également lauréat du Soulier d'or au bénéfice de ces 3 passes décisives. Il devance en fonction du temps passé sur le terrain, Villa, Sneijder et Forlan dans cet ordre.
C comme CARTON
Le Portugal a réalisé le carton de ce Mondial lors de la première phase face à la Corée du nord. Les hommes de Carlos Queiroz s'étaient en effet imposés sur un score sans appel (7-0), synonyme de qualification pour les huitièmes de finale. Sans lendemain pour les Lusitaniens, vaincus dès l'entrée dans les phases finales par les futurs champions du monde espagnols (0-1).
D comme DECEPTION
Elles sont nombreuses plus ou moins prononcées. On pense évidemment à l'équipe de France ou encore à l'Italie, tenante du titre, même si certains indices laissaient entrevoir les désastres à venir. Mais le parcours de l'Angleterre, pourtant pleine d'ambitions, s'est prématurément arrêté lui aussi, tout comme celui de l'Argentine ou du Brésil en phase finale.
E comme ESPAGNE
La Roja a frappé un grand coup. Première finale et première victoire en Coupe du monde. Iker Casillas a ainsi levé le trophée qui fait rêver le monde entier dans le ciel de Johannesburg. A une anicroche près face à la Suisse (0-1) lors de son premier match, l'Espagne a réalisé le parcours parfait avec 8 buts inscrits, 2 concédés au cours de la première phase.
F comme FORLAN
Diego Forlan a été élu meilleur joueur de la Coupe du monde. Leader naturel de l'équipe d'Uruguay, il a permis, grâce à son talent et ses qualités de buteur, à la Celeste d'atteindre un stade des demi-finales qu'elle n'avait plus fréquenté depuis 1970. Une prouesse pour un joueur qui, à 31 ans, a inscrit cinq buts, donné une passe décisive et qui aurait même pu faire encore mieux avec un coup franc, qui a heurté la transversale à la dernière minute face à l'Allemagne.
G comme GHANA et GYAN
Dernière nation africaine en lice dans cette première Coupe du monde sur le sol africain, les Black Stars ont bien failli se qualifier pour les demi-finales. Il s'en est fallu d'un rien, ou plutôt d'un penalty de Gyan à la 120e minute de leur duel face à l'Uruguay, finalement vainqueur aux tirs au but (1-1, 4 t.a.b. à 2), pour y parvenir. Le Cameroun de Roger Milla, quart de finaliste du Mondial 1990 en Italie, et le Sénégal de El-Hadji Diouf en 2002, n'en ont pas moins trouvé leurs successeurs.
H comme HONTE
La grève des joueurs de l'équipe de France, relayée en direct aux quatre coins de la planète depuis Knysna, restera comme l'un des pires moments dans l'histoire des Bleus. Ce jour-là, à 48 heures d'un match encore décisif face à l'Afrique du Sud, il était censé y avoir un entrainement public, au lieu de quoi des caméras et des journalistes du monde entier auront commenté, éberlués, l'image des Français cloitrés dans leur bus.
I comme ITALIE
Le champion du monde n'a pas longtemps fait honneur à son titre acquis en 2006 en Allemagne. La Squadra Azzurra et ses héros de Berlin n'ont fait qu'illusion à l'image d'un Fabio Cannavaro, capitaine perdu d'un navire qui a coulé à pic en terminant à la dernière place du groupe pourtant a priori le plus abordable de cette édition.
J comme JABULANI
Comme le nom du ballon de la Coupe du monde. Les joueurs, qui pour la plupart n'auront eu de cesse de le critiquer, ont dû s'adapter car plus léger que les ballons habituellement utilisés sur les terrains. Combiné à l'altitude, cela a sans doute eu quelques répercussions et peut-être provoqués un nombre élevés de boulettes chez les gardiens.
K comme KNYSNA
Cette petite ville côtière située au Sud du pays a été mis en lumière par les joueurs de l'équipe de France et du Danemark, qui l'avaient choisie comme camp de base. Une petite ville agréable, loin du tumulte de Johannesburg. Cela n'aura porté chance ni aux Bleus ni au Danemark.
L comme LIMPOPO
La province du Limpopo a été le théâtre de la déroute de l'équipe de France, largement battue par le Mexique (0-2) au stade Peter Mokaba. C'est également dans ce stade que la rupture a été consommée entre les joueurs et leur entraîneur avec l'épisode désormais tristement célèbre des insultes d'Anelka à Domenech.
M comme MAIN
La main de Suarez sur sa ligne dans les dernières secondes du quart de finale opposant le Ghana à l'Uruguay aura eu des répercussions terribles. Gyan a manqué son penalty et la Celeste a fini par passer lors de la séance de tirs au but (1-1, 4 t.a.b. à 2). Héros dans son pays, Suarez restera à jamais un "tricheur" pour tous les Ghanéens.
N comme NIGERIA
Le Nigeria a quitté la Coupe du monde par la petite porte avec la dernière place du groupe B. Un petit point au compteur acquis face à la Corée du Sud (2-2), qui a fortement contrarié le président Goodluck Jonathan décidé à suspendre son équipe nationale pour deux ans. Il a depuis fait machine arrière devant la pression de la Fifa... De plus, la BBC évoque les soupçons de tricherie autour de l'équipe.
O comme ORANJE
Trois finales, trois défaites... Après 1974 et 1978, les Pays-Bas ont subi une nouvelle désillusion à l'heure de franchir la dernière marche les menant au titre suprême en s'inclinant (0-1, a.p.) face à l'Espagne durant la prolongation sur un but signé Iniesta. Dominés dans le jeu, ils ont bien failli frapper en contre notamment par Robben. Malgré toute leur déception et un comportement sur le terrain parfois très limite, les Bataves ont fait une haie d'honneur au vainqueur et reconnu leur supériorité. Chapeau.
P comme PAUL LE POULPE
Le poulpe d'un aquarium en Allemagne, devenu en l'espace de quelques semaines le plus médiatique au monde, a fait vibrer les supporters jusqu'en Afrique du Sud ! "Paul le poulpe" a en effet "deviné" les résultats de la Mannschaft sans se jamais tromper une seule fois. Il a ainsi prédit quatre victoires et deux défaites, la dernière ayant eu lieu en demi-finale face à l'Espagne. Fous de colère, les Allemands voulaient le faire griller au barbecue !
Q comme QUAGLIARELLA
L'attaquant de Naples, Luis Fabio Quagliarella a bien failli sauver l'Italie, tenante du titre, de son naufrage. Mais le but du Napolitain n'a pas permis d'éviter l'élimination de la Squadra Azzurra dès la phase de groupes. Quagliarella avait pourtant inscrit le deuxième but de son équipe, celui de l'espoir, dans les arrêts de jeu de la rencontre face à la Slovaquie (2-3). En vain...
R comme RECORD DE KLOSE
Miroslav Klose a débarqué en Afrique du Sud miné par une saison totalement anonyme avec le Bayern Munich. L'attaquant de la Mannschaft s'est finalement retrouvé durant cette Coupe du monde, inscrivant 4 buts. Des prestations de premier ordre qui lui ont permis de faire une entrée fracassante sur le podium des buteurs en phase finale avec 14 unités au compteur, ex-æquo avec Gerd Muller. Une performance au goût d'inachevé pour le Bavarois qui, blessé, n'aura pu disputer la petite finale face à l'Uruguay et ainsi tenter d'au moins égaler la marque des 15 buts du Brésilien Ronaldo.
S comme SHOSHOLOZA
Cette chanson populaire d'Afrique australe, devenue l'hymne des sélections nationales sud-africaines, aura rythmé le parcours dans ce Mondial des Bafana Bafana, l'équipe nationale sud-africaine. Une chanson entraînante, reprise dans tout le pays, dans tous le stades, même après l'élimination des joueurs de Carlos Alberto Parreira en phase de poules.
T comme TRANSPORT
L'organisation de la première Coupe du monde sur le sol africain aura été en grande partie une réussite. Seul couac de taille relevé, un encombrement dans le ciel de Durban avant la demi-finale qui a opposé l'Allemagne à l'Espagne (0-1). Les retards des vols ont été nombreux, en raison notamment des avions des VIP qui, pressés d'atterir et de se rendre au stade, ont encombré le tarmac et privé de la rencontre de simples supporters, qui atterissaient à la mi-temps du choc.
U comme URUGUAY
Surprise de cette Coupe du monde, l'Uruguay a terminé à la quatrième place. Qualifiée dans la douleur face au Ghana (1-1, 4 t.a.b. à 2), avec la fameuse main de Suarez et le penalty manqué par Gyan. les joueurs de la Celeste ont laissé une belle image malgré deux dernières défaites (2-3) face aux Pays-Bas en demi-finales, puis face à l'Allemagne (2-3) dans le match pour la 3e place.
V comme VUVUZELA
Les fameuses vuvuzelas ont résonné dans tous les stades durant le Mondial. Ces trompettes en plastique ont fait fureur au point de devenir l'un des symboles de la Coupe du monde. Un moyen particulièrement efficace de se faire entendre qui a un défaut, celui de masquer les chants des supporters...
W comme WESLEY SNEIJDER
Le Batave Sneijder a cumulé les honneurs et les buts pendant tout le tournoi terminant premier ex æquo au classement des buteurs avec 5 réalisations. Mais les Pays-Bas se sont inclinés en finale face à l'Espagne (0-1, a.p.). "Ce fut un match difficile. On était si proche de gagner la Coupe du monde. Même si c'est dur, que nous sommes tristes, on est deuxième, il faut être fier de cela. Nous avons perdu contre la meilleure équipe", reconnaît l'Intériste, qui cette saison avait jusqu'ici tout gagné.
X comme XAVI
Xavi est le symbole de cette équipe d'Espagne championne du monde. Le milieu de terrain du Barça est le véritable régulateur de cette équipe, la plaque tournante, qui touche un maximum de fois le ballon pour donner le tempo et orienter le jeu. A lui seul, il symbolise le "toque" ou le "tiki taka" et toute une génération de joueurs espagnols qui n'en finit plus de gagner.
Y comme YELLOW
Le jaune brésilien n'aura pas été à la hauteur durant cette compétition. Les Brésiliens avaient pourtant survolé une phase de groupes pas si évidente avec le Portugal et la Côte d'Ivoire dans leur groupe. Ils n'ont cependant pas tenu le rythme d'une première période bien maîtrisée face aux Pays-Bas. Un stop face aux Oranje (1-2) à valeur de rouge pour tout le staff, Dunga en tête, démis de ses fonctions.
Z comme ZUMA
Jacob Zuma, président de l'Afrique du Sud, peut être satisfait de l'organisation de la première Coupe du monde de football sur le sol africain. Ce fut en effet une réussite grâce notamment à un accueil particulièrement chaleureux de la population, loin des clichés alarmistes diffusés en Europe notamment. L'ambiance aura été festive jusqu'au bout. Cette grande fête du football a donné des idées au président, qui rêve désormais des Jeux Olympiques en 2020 à Durban.







