Gasquet va de l'avant
Troisième finale cette saison pour Richard Gasquet. Le Français visera le titre dimanche à Gstaad après sa victoire en deux manches ce samedi contre le Kazakh Schukin (6-3, 6-4) en demi-finales. Jamais inquiété sur le court, l'ancien n°7 mondial a oublié ses douleurs dorsales en pratiquant un jeu simple, tourné vers l'avant. Une tactique peut-être payante contre Almagro en finale.
Gasquet a rarement été inquiété sur son service. (Reuters)
Mais le jeu développé par Gasquet depuis le début de la semaine lui octroie de réelles chances de succès contre ce spécialiste de la surface ocre. Gêné par des douleurs dorsales, celles qui l'ont éloigné des courts depuis le tournoi du Queen's en juin, il avait choisi de jouer ensuite sous anti-inflammatoires pour son retour à la compétition. Et pour éviter des efforts superflus qui raviveraient ce mal perturbant, le Biterrois a proposé un jeu tourné vers l'avant de plus en plus efficace, tour après tour. Sa victoire vendredi contre Montanes avait déjà laissé entrevoir cette tactique parfois risquée sur terre battue. Son succès contre Schukin samedi a confirmé qu'il maîtrise parfaitement son jeu d'attaquant.
Une autre paire de manches contre Almagro en finale...
Un service performant (malgré six double fautes), un revers qui gicle toujours autant et un filet pris d'assaut dès que l'occasion se présente, Gasquet a usé de sa palette complète pour écoeurer rapidement son adversaire. Il y avait pourtant de quoi se méfier de ce Kazakh inattendu à un tel niveau. Victorieux de son compatriote Golubev (titré à Hambourg le week-end dernier), du Portugais Gil et du Russe Youzhny aux tours précédents, tout cela après être sorti des qualifications, Schukin (147e mondial) avait tout de l'épouvantail pour inquiéter Gasquet. Mais son manque d'expérience, malgré ses 31 ans, l'a finalement logiquement privé d'une première finale sur le circuit ATP.
Deux breaks, un dans chaque manche, ont suffi au Français pour s'envoler dans cette partie et s'éviter un match à rallonge, comme ce fut le cas contre Brands au deuxième tour. Seule alerte à signaler, les deux balles de break écartées à 3-2 pour Schukin dans la deuxième manche. Rien de très effrayant finalement face à un Kazakh au jeu trop stéréotypé pour trouver des solutions. Nicolas Almagro devrait, lui, en dénicher quelques unes pour contrer le jeu offensif de Gasquet et le repousser loin de sa ligne de fond de court. Mais, le Français a peut-être plus d'un tour dans son sac cette semaine...






