Créé le 10/02/2012 à 22:53 Par Sylvain LABBE
De Sports.fr
Réduire le texte Augmenter le texte Imprimer l'article Envoyer l'article à un ami

Toulouse, le show et l'effroi

Même s'il a montré deux visages sensiblement différents ce vendredi, à Biarritz, entre ces trois essais du premier acte et ses deux cartons jaunes du second, le Stade Toulousain, contesté jusqu'au bout par le BO, reste irrésistible, crédité d'une victoire bonifiée (15-20), qui permet aux joueurs de Novès et Elissalde de s'envoler au classement grâce à ce dixième match sans défaite.

Matanavou signe un 7e essai personnel cette saison en Top 14. (Maxppp) Matanavou signe un 7e essai personnel cette saison en Top 14. (Maxppp)
Plus d'informations à venir...

Péchambert, du tout au tout

Ça démarre par un crève-coeur. Le forfait d'un Marcello Bosch qui, soucieux de briller sous les yeux du sélectionneur Santi Phelan, en tournée auprès des Argentins du Top 14, a dû renoncer à quelques heures du coup d'envoi. Le premier coup dur d'une longue série pour le BO qui vit une première période calamiteuse. Si Jean-Marc Doussain, d'un premier échec au pied, s'annonce une soirée difficile face aux perches (2e), les Biarrots font, à l'image du Racing il y a deux semaines, au Stade de France, l'expérience implacable du leader. De la possession, de l'occupation et même quelques ballons chipés en touche à un alignement toulousain, où le jeune Christopher Tolofua apparaît à la peine, mais des turn-overs aux conséquences terribles. "On perd trop de ballons", lâchera, en connaissance de cause, l'ancien Toulousain Benoît Baby à la mi-temps. Trois munitions égarées et trois essais pour le Stade.

Le premier sur cette mêlée biarrote tournée et ce départ au ras du jeune et prometteur n°8, Gillian Galan, qui fixe et sert dans l'intervalle son demi de mêlée australien, Luke Burgess, pour le premier essai du match que Doussain ne transforme pas à 20 mètres des poteaux (0-5, 15e). La réduction du score de Baby (3-5, 22e) n'empêche pas Timoci Matanavou, après le gros travail de l'inédite paire de centres, David-McAlister, d'inscrire en coin son septième essai en Top 14 (3-10, 24e). Une action fatale à Julien Peyrelongue qui, groggy, rejoint sur une civière un Sylvain Marconnet, qui l'a précédé sur la touche (25e). Le système biarrot, où Damien Traille glisse à l'ouverture, s'en retrouve forcément chamboulé. Impitoyable, Toulouse enfonce le clou et glane déjà le bonus offensif quand Yves Donguy s'en va conclure un contre de 80 mètres, initié par Burgess et Luke McAlister, suite à un nouveau ballon perdu par les Basques (3-17, 30e). La pénalité de Baby avant le repos cache mal la misère du BO à la pause (6-17, 40e+1).

Le coup de fil de Patrice Lagisquet, en direct de l'hôtel du XV de France, à son compère Laurent Rodriguez suffira-t-il à rectifier le tir ? Rien n'est moins sûr, même si le BO, si dispendieux ballon en mains, change son fusil d'épaule et, même en l'absence de Dimitri Yachvili, s'en remet au pied. L'effet tarde... Toulouse prend ses aises en mêlée, confisque un troisième ballon sur introduction adverse, mais se signale aussi par son indiscipline. Baby en profite pour réduire l'écart (9-17, 47e). Si McAlister relaie Doussain au but (9-20, 52e), le Stade voit jaune et perd Nyanga, pris sévèrement au sol par M. Péchambert (12-20, 63e), avant que Traille ne passe le drop (15-20, 68e), puis Nicolas, sur un plaquage dangereux peu évident (72e). Biarritz, pas déçu de ce coup de pouce arbitral, se met forcément à y croire, à camper ainsi durant près de vingt minutes dans une moitié de terrain toulousaine transformée en citadelle assiégée. Assiégée, mais jusqu'au bout inviolée. Un bonus offensif d'une part, défensif de l'autre: malgré ce quatrième revers de la saison à Aguiléra, ce point biarrot pourrait peser plus lourd.

Toutel'actualité

Plus d'articles