Créé le 28/01/2012 à 18:12, modifié le 28/01/2012 à 18:24 Par Laurent Duyck
De Sports.fr, à Saint-Denis
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Impitoyable Toulouse

Toulouse s'est imposé sur le fil face au Racing-Métro samedi (19-13), lors de l'affiche de la 16e journée de Top 14. Alors que les hommes de Pierre Berbizier avaient l'occasion de reprendre place parmi le peloton de tête, un ultime essai de Galan (76e) permet aux champions de France de conforter leur très solide domination sur le championnat. Seule ombre au tableau, pour les Bleus: la fracture du nez de Beauxis.

McAlister et Toulouse encore vainqueurs. (Maxppp) McAlister et Toulouse encore vainqueurs. (Maxppp)
Par les valeurs qu'il porte, "la convivialité et un certain état d'esprit du rugby", comme le résumait René Bouscatel, le président du Stade toulousain, le Trophée de Coubertin reste une belle initiative qui aura au moins permis, le temps d'un après-midi au Stade de France, de recentrer le débat sur le jeu en ces temps pourris par de tristes querelles de clochers. Un trophée mis en jeu chaque année entre Toulouse et le Racing - et dont la première édition a été remportée par le club francilien - qui n'était cependant qu'un prétexte samedi à un match de rugby engagé, entre deux équipes pas préparées avec les mêmes ambitions. Pour le Racing, il était surtout question de retrouver un fonds de jeu étrangement en déliquescence depuis le match aller, qui reste à ce jour dans la mémoire collective la meilleure livrée de ce cru 2011-2012 à défaut d'un véritable match référence pour la formation de Pierre Berbizier, battue de peu en octobre au Stadium (41-36). Pour Toulouse, confortablement assis dans son fauteuil de leader, l'occasion était offerte de faire tourner un effectif très sollicité ces dernières semaines.

Et si une impasse du Stade toulousain était suspectée, un a priori renforcé par les deux ou trois plaquages manqués par les Rouge et noir en début de match, les Haut-Garonnais ne s'en sont pas laissé conter, à l'image de ce tampon de Christopher Tolofua (le jeune remplaçant de Servat au talon) à la demi-heure de jeu sur Juan Imhoff, qui laissa l'Argentin sur les fesses. François Steyn ayant laissé passer l'occasion d'ouvrir la marque sur pénalité (2e), c'est Lionel Beauxis - un des deux joueurs retenus par Philippe Saint-André pour le match du Tournoi des Six nations contre l'Italie présent sur la pelouse au coup d'envoi, avec Nallet - qui frappe le premier d'un drop inspiré, preuve de la confiance qui habite l'ancien Parisien (0-3, 5e). Et si Steyn se distingue cette fois-ci par une grosse percée plein champ (9e), si Imhoff n'est pas loin d'offrir le premier essai au Racing d'un numéro d'équilibriste interrompu pour un en-avant peu évident (11e), c'est bien Toulouse, porté par une grosse défense, qui passe le plus de temps dans le camp adverse. Pour y ramener trois points de plus par la botte de Beauxis avant la pause (0-6, 24e).

Beauxis, nez cassé

La "ola" entamée par les quelque 50 000 spectateurs réunis dans les tribunes ne fait pas oublier le froid et la fébrilité du Racing, confirmée au retour des vestiaires par cette mésentente à la réception du coup d'envoi, qui permet à Beauxis de passer un nouveau drop (0-9, 41e). La réponse est heureusement presque immédiate pour le Racing, qui débloque son compteur grâce à une pénalité de Descons (3-9, 43e), laissant espérer une réaction en seconde période. Validée par un essai de Lo Cicero en force à la sortie d'une touche, un essai transformé par le même Descons (10-9, 52e). Un international entre en jeu côté toulousain, Maestri, accompagné par Yannick Nyanga - finalement pas retenu pour le week-end prochain - et un autre quitte la pelouse: Beauxis, qui s'est cassé le nez et se voit remplacé par McAlister.

La dynamique est francilienne mais Steyn, dans un mauvais jour au pied, est en échec une troisième fois sur pénalité (61e). Toulouse repasse provisoirement devant grâce à une pénalité de 50 mètres de son ouvreur néo-zélandais (10-12, 65e). Descons redonne immédiatement l'avantage à son équipe (13-12, 67e) mais n'écarte pas définitivement la menace toulousaine, qui se traduit en punition avec l'essai en fin de match de Gillian Galan, à peine entré en jeu (13-19, 77e). Le Stade toulousain s'empare donc du Trophée de Coubertin mais se rapproche surtout des demi-finales du Top 14. Pour le Racing, la route de la phase finale passera par d'autres combats...

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