Le 31/07/2010 à 17:15 Par GUILLAUME BARDOU
De Sports.fr
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Lyon gâche ses espoirs

Pour la première participation de l'OL à l'Emirates Cup à Londres, Claude Puel avait opté pour une formation mixte lors du premier match face au Celtic Glasgow, entre jeunes pousses prometteuses et quelques cadres de l'équipe. Un choix validé par une prestation encourageante(2-2), mais desservie par une fin de rencontre en roue libre qui les prive d'une victoire logique.

Les jeunes pousses lyonnaises ont brillé... avant de craquer en fin de match (Reuters) Les jeunes pousses lyonnaises ont brillé... avant de craquer en fin de match (Reuters)
Au lendemain de la victoire des Bleus U19 en finale de leur Euro à la maison, Lyon s'offre également ce week-end une cure de jouvence. Alexandre Lacazette, héros du stade d'Ornano la veille, s'est ainsi retrouvé aligné d'entrée en pointe à l'Emirates Stadium d'Arsenal. Au sein d'une Emirates Cup comprenant deux matches en deux jours, chaque équipe se trouve en effet logiquement contrainte à une large revue d'effectif. Reste à placer ses meilleurs éléments sur le match jugé le plus important afin de s'assurer une bonne place dans un tournoi aux règles quelque peu étranges (avec notamment son point supplémentaire par but marqué dans un ersatz du bonus offensif utilisé en rugby).

Lloris, Cris et Toulalan sur le banc, Seguin, Grenier et autres Novillo étaient ainsi titularisés dans l'attente de la rencontre face au Milan AC ce dimanche. Face au Celtic, sont tout de même présents trois mondialistes d'entrée (Bastos, Makoun et Réveillère) auxquels s'ajoutent l'expérimenté Kallström pour guider ces jeunes pousses. L'ancien Nancéien Fortuné avait beau faire craindre un après-midi difficile sur deux reprises hors-cadre (3e et 4e minute), le mix lyonnais prend rapidement forme sur la pelouse londonienne. Bastos très en verve, se chargeant de la première grosse occasion lyonnaise. Face à deux Ecossais, le Brésilien parvient à centrer pour Lacazette seul au deuxième poteau. Le contrôle un peu long du Bleuet profite à son compère Novillo dont la reprise bute toutefois sur Zaluska (13e).

Un entrejeu bien bas... orphelin de Pjanic

Opposé à une équipe du Celtic laissant beaucoup d'espaces dans l'entre-jeu, le milieu lyonnais étend sa domination sans toutefois se montrer très créatif. Makoun très bas et Kallström (touché en début de match à la main, apparemment sans dommages malgré des images pouvant faire craindre une fracture) peu en jambes peinent à trouver un Lacazette isolé et contraint à l'exploit individuel. La lueur vient alors des ailes, où Michel Bastos et le jeune Harry Novillo causent les pires tourments à une arrière garde écossaise bien à la peine. Dépassés, les défenseurs du Celtic laissent entrevoir leurs lacunes actuelles, symbolisées par leur lourde défaite 3-0 face à Braga cette semaine en troisième phase préliminaire de la Ligue des champions. En difficulté, les Ecossais multiplient les fautes et s'exposent aux missiles de Bastos. Le Brésilien ne laisse pas passer sa chance. Sur une opportunité très excentrée sur le côté droit, le mondialiste tente sa chance et bat le pauvre Zaluska bien loin de pouvoir dévier la frappe surpuissante du milieu lyonnais qui finit dans le petit filet opposé (1-0, 30e).

Loin de baisser la garde, les jeunes Lyonnais, libérés, récitent leur football, sans s'inquiéter des maigres opportunités individuelles écossaises, symbolisées par un Cha Du Ri entreprenant mais trop seul. Le Sud-Coréen, à même de faire souffrir le jeune Umtiti (même pas 17 ans) sur son couloir droit, paie d'ailleurs comptant chaque montée par de nouveaux rushs d'un Bastos intenable. Son remplacement à la pause par le champion d'Europe U19 Tafer ne change pas grand-chose à un match au rythme plaisant. Grenier, plus haut, agit alors comme le véritable métronome du milieu, distribuant à des petits Gones jouant crânement leur chance. Leur mouvement de la 54e minute aura sûrement épaté Claude Puel. Grenier, sur une inspiration lumineuse, trouve Lacazette bien lancé côté droit. A l'aise techniquement, le jeune Lyonnais centre en retrait pour Novillo qui, d'une reprise sans contrôle, trompe de nouveau Zaluska (2-0, 54e).

Samaras en bourreau de l'enthousiasme des jeunes Gones

Le turn-over inhérent à ces rencontres de préparation fait alors tomber le rythme du match. Pied, Abenzoar, Blanc et Reale entrés, le public de l'Emirates Stadium poursuit sa découverte du potentiel de la formation lyonnaise alors que le Celtic teste ses nouvelles recrues, là aussi associés à des jeunes un peu tendres. Sans solution collective, les Ecossais s'en remettent aux frappes lointaines de Juarez et Samaras, ce dernier trouvant à la 76e minute le poteau gauche de Vercoutre, davantage mis à contribution. La doublure de l'OL ne pouvait rien quelques minutes plus tard lorsque Juarez profitait d'une nouvelle largesse d'Umtiti pour servir Hooper, ce dernier fusillant de près le gardien lyonnais (2-1, 82e). Jouant plus bas, à court de pressing, l'OL s'expose alors à l'image d'un Lovren hésitant à se livrer. L'entrée de Gonalons ne suffisant à combler les brèches, Samaras égalise alors de la tête sur un coup franc bien frappé dans la surface (2-2, 89e). Rageant pour de jeunes Lyonnais méritants mais encore un peu courts physiquement face à une équipe écossaise plus expérimentés. Claude Puel, lui, pourra se satisfaire du jeu court déployé... Comme une promesse encore un peu trop tendre pour être totalement exaucée.

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