Le 09/02/2010 à 22:55 Par LAURENT DUYCK
De Sports.fr
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Paris vivote encore

En plein doute, le Paris Saint-Germain, qui reste sur quatre défaites consécutives en championnat en 2010, a stoppé l'hémorragie en se qualifiant mardi pour les quarts de finale de la Coupe de France aux dépens de Vesoul grâce à un but de Giuly (1-0). Le club de la capitale a toujours l'espoir de sauver sa saison mais devra élever son niveau de jeu pour espérer voir le Stade de France.

La rage du buteur, Ludovic Giuly. Rare point positif du match face à Vesoul. (Maxppp) La rage du buteur, Ludovic Giuly. Rare point positif du match face à Vesoul. (Maxppp)
Les Parisiens ont donc un minimum d'orgueil, dernier ressort activé conjointement par Robin Leproux, le président du PSG, et son entraîneur, Antoine Kombouaré, pour remuer ce qui peut encore l'être. En ont-ils un peu plus dans le ventre ? L'obstacle proposé par Vesoul n'était pas suffisamment élevé pour répondre à cette question. Les joueurs de la capitale ont pour l'heure assuré l'essentiel, en se qualifiant, malgré un trouillomètre à zéro, aux dépens de Vesoul pour les quarts de finale de la Coupe de France, la dernière compétition qui leur permettra d'égayer un minimum leur saison et de les propulser la saison prochaine en Coupe d'Europe en cas de succès final.

Le Stade de France est encore loin pour Antoine Kombouaré et ses hommes. Ça tombe bien, les difficultés actuelles du Paris Saint-Germain invitent à l'humilité et l'entraîneur parisien ne se projette pas plus loin que le prochain match, samedi à Nancy pour le compte de la 24e journée de Ligue 1. Une rencontre autrement plus délicate à négocier d'autant que le PSG sera privé pour l'occasion de Stéphane Sessegnon, suspendu après avoir été expulsé à 20 minutes du coup de sifflet final pour un geste d'humeur à l'encontre du milieu de terrain vésulien, Paul, qui venait de s'essuyer la semelle sur son tendon d'Achille.

Un but et puis le néant...

Un carton rouge qui en dit long sur la nervosité qui ronge cet effectif parisien, conscient de ses limites actuelles, à l'image du Béninois, transparent face à Vesoul jusqu'à ce coup de sang, à l'exception de cette passe inspirée vers Ludovic Giuly pour l'ouverture du score juste après le quart de jeu (16e, 0-1). Le PSG venait alors de doucher l'enthousiasme de la formation de CFA, bien entrée dans cette rencontre, en attestent cette tentative de loin du Camerounais Etonde, capable de se jouer de N'Goyi (6e), ou encore cette tête d'Etame, le meilleur réalisateur de cette Coupe de France 2010 avec 10 buts inscrits en sept tours.

Sur la pelouse synthétique du stade René-Hologne difficile à appréhender en raison de la neige, les Parisiens ne montreront plus rien, incapables d'enchaîner les passes ni même de se montrer dangereux face à une équipe de Vesoul volontaire en dépit de ses limites techniques. Reste le coeur, dont on se demande encore si les Parisiens en sont dotés, aux joueurs de Vesoul pour tenter d'égaliser. L'exploit passera tout près à deux reprises, sur une frappe lointaine et puissante de Maire, le capitaine vésulien, passée tout près du cadre d'Edel (68e), et sur cette tentative de Djebaili contrée par le gardien parisien très vigilant sur cette occasion (82e).

La logique a été respectée et le PSG s'est évité une crise plus profonde encore. "On savait que ça allait être dur, réagissait Jean-Paul Nicot, l'entraîneur vésulien, au micro d'Eurosport. Sincèrement, j'espère que Paris va se relancer à Vesoul." Pour Antoine Kombouaré, qui a rendu hommage à l'équipe adverse, "l'important était de se qualifier". Quant à savoir si son équipe est relancée, il est beaucoup trop tôt pour le dire.

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