Mainini prend la Fiba en main
Le président de la FFBB, Yvan Mainini, a été élu ce lundi président de la Fiba Monde, la Fédération internationale de basket-ball. Un résultat sans surprise puisque le dirigeant français, 65 ans, avait été élu en mai dernier représentant de la Fiba Europe et que la règle de présidence tournante devait bénéficier au candidat du Vieux continent.
Yvan Mainini, ici à gauche, a quatre ans pour faire ses preuves. (FIBA World)
Président de la Fédération française (FFBB) depuis 1992, Yvan Mainini, 65 ans, avait été désigné représentant de la Fiba Europe à l'élection à la présidence de la Fiba monde le 15 mai, à Munich (Allemagne), aux dépens du président sortant, le Grec George Vassilakopolous, 70 ans. Sa prise de fonctions était alors acquise puisque la règle de gouvernance tournante l'assurait quoiqu'il arrive de succéder à l'Australien Bob Elphinston au sommet de la pyramide du basket mondial.
Durant son mandat de quatre ans, le Français souhaite oeuvrer sur plusieurs chantiers, comme il l'expliquait déjà il y a quatre mois. "Je souhaite que l'Europe collabore de manière plus étroite avec la Fiba pour que cela fonctionne", avait-il notamment déclaré à Bercy, au moment des finales de Coupe de France. "Avec la NBA, nous devons travailler différemment, jouer dans un système gagnant-gagnant. La Fiba doit aussi aider de manière forte au développement de l'Afrique, un continent à forte potentialité mais qui mérite qu'on travaille davantage au niveau de la formation des joueurs, afin qu'ils ne soient pas obligés de s'expatrier pour pouvoir progresser."
L'autre priorité récemment évoquée par Yvan Mainini dans les colonnes du journal L'Equipe est de revoir la formule actuelle du Championnat du monde, étalé sur deux semaines et privé cet été de très nombreuses stars, qu'elles soient américaines, françaises, espagnoles, argentines ou lituaniennes. Un mal récurrent. Un nouveau format, plus condensé, convaincrait peut-être les franchises NBA de laisser leurs joueurs à disposition des équipes nationales. Le Français compte en tout cas peser dans les négociations afin "d'élargir l'audience des compétitions internationales et ainsi accroître les revenus pour notre sport." Il a jusqu'à 2014 pour y parvenir.






